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Un nom discret, presque humble, mais qui cache une énergie et une conviction qui ne laissent pas indifférent.
Nous sommes allés à la rencontre de Mélissa Bazin et Romain de Moor à la sortie de l’hiver. Deux jeunes vignerons, deux personnalités solaires, et surtout une même vision du vin : vivante, engagée, profondément sincère. Très vite, le courant passe. Et très vite aussi, le coup de cœur s’impose.
La Petite Empreinte, c’est d’abord une histoire de conviction. Celle de travailler des vignes avec respect, de laisser parler les sols, de chercher la justesse plutôt que la démonstration. Ici, rien n’est figé, tout est en mouvement. On sent une envie d’apprendre, d’affiner, de progresser à chaque étape. Une énergie communicative, presque contagieuse.
Dans les vignes comme au chai, le travail est précis, sans dogme mais avec une vraie ligne directrice. Les élevages sont pensés pour accompagner les jus, jamais pour les masquer. Les interventions sont mesurées, toujours dans l’idée de préserver l’identité des parcelles. On est sur des vins droits, nets, portés par une belle tension, avec ce supplément d’âme qui fait toute la différence.
Ce qui frappe aussi, c’est la cohérence d’ensemble. Rien n’est laissé au hasard, mais rien ne semble forcé non plus. Mélissa et Romain avancent avec leurs idées, leur sensibilité, et une forme de liberté qui se ressent jusque dans le verre. On est sur des cuvées qui respirent, qui vibrent, qui racontent quelque chose.
Ce domaine, encore jeune, a déjà tout pour compter dans le paysage chablisien. Parce qu’au-delà de la technique, il y a une vision. Et au-delà de la vision, il y a cette envie simple mais essentielle : faire des vins qui procurent de l’émotion.
La Petite Empreinte porte bien son nom. Discrète aujourd’hui, mais avec tout ce qu’il faut pour laisser une trace durable.
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